NAMUR, AU CARREFOUR DE SAMBRE ET MEUSE

Dressée sur un éperon rocheux au confluent de la Sambre et de la Meuse, la citadelle de Namur domine la ville et résume son histoire. La situation géographique du lieu le désignait pour devenir une place forte et, par là, subir des sièges tout au long des siècles. Le premier remonte à César; beaucoup plus tard, Don Juan d’Autriche investit le château, puis ce fut Louis XIV avec le concours de Vauban et enfin Guillaume III d’Orange, quelques années après. La ville et son château passèrent encore de mains en mains jusqu’aux conflits de 1914 et 1940.

Du château des comtes, il reste quelques tours dont l’une abrite un musée des armes. La citadelle, bâtie au XVIIe siècle, constitue un magnifique belvédère sur la ville et la vallée. On y accède par télécabine ou par un circuit d’avenues, la Route Merveilleuse et la Route des Panoramas qui serpentent à travers un parc-promenade. Sur cette butte verdoyante, le palais forestier, le stade, un théâtre de verdure, et le casino face à la Meuse, l’ancienne place forte est devenue une i estivale, bien placée sur le plan touristique. La ville est riche en églises et monuments : l’église Saint-Loup, de style baroque,  aujourd’hui lycée royal, la cathédrale Saint-Aubin, du XVIIIe et le Palais épiscopal de la même époque. Des musées: celui des arts

anciens et celui de l’archéologie, le Musée diocésain et la maison des Soeurs Notre-Dame qui garde le trésor du prieuré d’Oignies. Lcs fêtes ont lieu en septembre, célèbres les «échasseurs» qui se livrent, sur leurs échasses, en costumes d’époque, à des joutes amicales.

En amont de Namur, la Meuse a tracé sa te à travers une région extrêmement pittoresque. au pied de rochers abrupts striés d’ailes et creusés de grottes : les rochers de Néviaux, les rochers de Frênes. Au-delà de Profondeville, le domaine d’Annevoie possède un château et son parc avec bassins et jets d’eaux. Des visites guidées y sont organisées et des expositions florales s’y tiennent chaque année.

La vallée de la Molignée propose une variante vers les ruines du château de Montaigle et l’abbaye de Maredsous où les moines bénédictins accueillent les visiteurs et vendent leurs produits, qui vont du fromage à l’orfèvrerie.