La vallée de la Meuse – De Namur à Liège

En aval de Namur, la Meuse, grossie de la lue, constitue une grande voie fluviale, sable, à partir de Huy, à des chalands de 2000 tonnes.
A la sortie de la ville, les rives du fleuve eut encore des escarpements de 60 à 80 les. C’est en escaladant l’un d’eux que le Albert 1er, pourtant bon alpiniste, fit une le mortelle le 17 février 1934. Une croix marque l’endroit de l’accident et un petit musée évoque le souvenir du roi-soldat, le nom de Marche-les-Dames fut donné au bourg voisin après la fondation, en 1104, de l’ abbaye destinée aux femmes des chevaliers partis pour la croisade de Godefroy de Bouillon.
Sur l’autre rive, on découvre, dans la jolie se de Samson, des grottes préhistoriques à et. église et château à Faulx. D’Andenne à Huy, la route suit la rive droite de la Meuse et sent au pied de l’escarpement qui porte la citadelle. Celle-ci fut bâtie en 1818 à l’emplacement de l’ancien château des princes-évêque de Liège.
La collégiale Notre-Dame s’élève auprès du fleuve. Elle fut consacrée en 1377, mais incendié en 1499. Le chœur est du XVIe; seule une crypte romane subsiste de la construction primitive.
Les environs de Huy ne manquent pas d’intérêt, avec la chapelle Saint-Mort et sa Vierge miraculeuse du XIIIe, l’église de la Sarte au terminus du téléphérique et le Mont de Corroy dont la Tour Joseph marque l’emplacement d’un ancien camp romain.
Plus au sud, Modave a aussi son château, dominant la rivière Hoyoux, avec un donjon primitif, une façade du XVIIe et une cour d’honneur. A l’intérieur, les salles ont été restaurées et décorées. On y voit la chambre de la duchesse de Montmorency. Le parc a de belles pièces d’eaux.
De Huy, deux routes se dirigent vers Liège, par l’une et l’autre rive de la Meuse. Celle de la rive droite permet de visiter les cristalleries du Val Saint-Lambert et Seraing, centre métallurgique fondé par John Cockerill (1790- 1840), un émigré anglais dont la statue est sur la place.
La route de la rive gauche passe par Amay, Flône, dont l’abbaye a été restaurée au XVIIe, et le château d’Aigremont auquel s’attache la légende des quatre fils Aymon.