Dinant et la vallée de la Lesse

Détruite en 1466 par Chartes le Téméraire, Datant comme Namur. fat maintes fois la proie des conquérants! Elle fut reconstruite après les incendies de 1914 et 1940 et s’étend aujourd’hui jusqu’au bourg d’Anseremme par deux voies parallèles, la rue Grande et les quais de la Meuse.
De la Grand’Place où s’élève la collégiale Notre-Dame, on peut monter à la citadelle par un téléphérique ou un escalier de 408 marches! Les parties anciennes datent du XIe siècle, mais la citadelle fut rebâtie vers 1530, puis transformée au début du XIXe siècle. On y voit la prison, les salles de tortures et la grande galerie où des combats se déroulèrent en août 1914. De la terrasse, comme de la la vallée de la Lesse. D faut voir auparavant le pont Saint-Jean, du XVIe. et un prieuré du XVe avec son vieux cimetière.
En face, le château de Freÿr. de style Renaissance, a été récemment restauré et meublé. Le parc à la française, dessiné en 1760, s’orne de terrasses et de miroirs d’eaux.
Mais le principal attrait de cette pajrtie de la province de Namur réside dans ses-, grottes, dont les plus remarquables sont celles de Rochefort et de Han-sur-Lesse, en bordure et au centre du parc national de Lesse et Lomme, réserve zoologique et botanique.
A Rochefort, dés effets de lumière sur fond musical mettent en valeur les vastes salles du Sabbat et les parois de marbre de ses couloirs.
A Han, la Lesse a creusé un réseau de galeries de dix kilomètres, découvert au milieu du tour voisine de Montfort, on a une très belle vue sur la ville et la vallée.
Plus au sud, le rocher Bayard aurait été fendu par le sabot du fameux cheval Bayard des quatre fils Aymond. En vérité, ce passage fut ouvert lors de l’invasion française par les troupes de Louis XIV.
Sur l’autre rive, la grotte la Merveille compte trois étages de galeries avec stalactites, cascades et lac souterrain. Au-delà d’Anse- remme, on atteindrait Beauraing, célèbre lieu de pèlerinage depuis l’hiver 1932/33 au cours duquel la Vierge apparut à des enfants du siècle dernier. La salle des Mamelons, la salle des Draperies, la grande salle du Dôme révèlent un monde fantastique de stalactites, de stalagmites, de concrétions qui prennent les formes les plus étranges. La sortie par la galerie d’eau, à certaines heures, laisse une impression inoubliable. Au-delà de cet univers de ténèbres, le retour à la lumière apparaît dans la féerie du soir comme une délivrance…